Son Histoire

 

 

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          C'est par un beau matin de printemps que le petit Damien vit le jour. D'une mère héroînomane et d'un père cholateur, il montra très tôt, un net penchant pour la violence, l'homosexualité et les crêpes. Il semble que sa mère, qui avait toujours voulut une fille, l'éleva jusqu'à l'âge de 12 ans comme s'il appartenait au sexe faible. Ce n'est que lorsqu'elle mourut, que l'assistante sociale lui appris qu'il était un petit garçon. Il faut noter que son penchant pour les armes tranchantes et les crêpes bretonnes empoisonnées date de son 4ème anniversaire. Sa mère avait alors tenté de l'empoisonner avec une crêpe. Elle voulut ensuite le finir à la hache. Il ne dut son salut qu'à l'intervention d'un fraiseur qui empêcha sa mère de lui couper la tête. Sa mère déclara à la police qu'il s'était étouffé avec une crêpe et qu'elle avait essayé de lui retirer avec ce qu'elle avait sous la main: une hache. La version fut d'ailleurs cru par le juge, après un passage dans (sous ?) le bureau personnel du juge, et elle put conserver la garde de son fils/sa fille. Le fraiseur tomba amoureux de sa mère et il eu de nouveau un père et un avenir professionnel tout tracé : il irait au lycée technique de la Touquonerie, tout comme son père adoptif.

 

        Un an après la mort de sa mère, il fut retiré a son père adoptif, car celui-ci fut emprisonné pour harcellement et viole sur enfants de moins de 10 ans. En effet il aimait bien aller fraiser les petites filles à la sortie des écoles. Sa famille d'acceuil tenait une animalerie. C'est là que le petit Damien apprit à aimer les animaux, notamment les hamsters. D'ailleurs encore de nos jours, il conserve une forte attirance pour les petits animaux poilus.  

 

          Ces années colleges a St Lard passèrent sans trop de vagues. Damien était bien sûr un enfant agité, mais quel enfant ne l'est pas ? Il passa bien sûr quelques nuits au commisariat pour divers traffics : auto-radio, drogue (il avait la main verte avec de nombreuses herbes aux effets bienfaisants), prostitution (il louait ses services à de très vieilles dames en maison de retraite)... Mais dans le fond c'était un gentil garcon, plein d'amour pour les autres et surtout pour les animaux et il était tellement attendrissant, assis devant l'animalerie de ces parents, un hamster sur l'épaule et une crêpe au nutela dans la main !!

 

        Tout commenca à se gâter, le jour où il entra au lycée et fut confié aux prêtres....de la Touquonerie. Le côté "nature" de damien plaisait beaucoup aux prêtres mais ce futur chef de file de l'armée de libération bretonne était allergique à la religion. Il aimait le faste des cérémonies et tout ces jeunes hommes en robes, mais il ne supportait pas cette église dépendante de Rome. Il voulait déjà l'indépendance ! Mais, grace à ses dons pour la fraiseuse, il réussit à avoir son bac et pu enfin sortir de ce lycée. Très vite, il dut décider de ce qu'il allait faire ensuite: goûter à la liberté, apprendre un métier ou s'engager comme légionnaire. Cette dernière solution ne lui plaisait guère car il allait servir un pays qui l'oppressait. Mais d'un autre côté, ce serait un excellent moyen pour apprendre à connaître l'ennemi... Oui, c'était décidé, il allait s'engager !  

 

          Il passa 3 ans à apprendre les techniques les plus fines de la guerre, celles qui laissent à l'ennemi un goût amère. Il apprit ainsi à cacher sur lui 17 couteaux, 6 AK47 et 3 grenades. Il apprit le karaté, le judo, la boxe, le tennis, la Kapouéra, les techniques secrètes du marteau voltigeur, de l'insecte dévoreur, du lancer de nain, et celle du politicien véreux, sûrement la plus redoutable et la plus utilisée.  

      

  Après ce temps de vache maigre et de réflexion intérieure très profonde, Damien décida de revenir en Bretagne, pour débarrasser l'opprimé de sa charge dépresso-oppressive. Il avait bien changé : il avait compris que suite à la femme, la chèvre serait l'avenir de l'homme. Il avait compris que la femme devait être au service du breton, au service de SA cause. Il avait compris que pour battre l'ennemi, il lui faudrait utiliser ses armes, et surtout le combattre sur son terrain : la politique. Tout ceci, en construisant une armée révolutionnaire docile, puissante, efficace et solidaire. Une armée secrète, se couvrant d'un parti électoraliste bretonnant : le CFIPK !  

 

        Il revint donc en France et commença sa recherche d'hommes et de femmes aux visages nouveaux et festifs pour construire son parti.

 

        "Pour commencer, commençons dans l'ombre ..." se dit Damien. Et il ouvrit une carte IGN, en quête d'un territoire vierge, inconnu, discret, radicalement anti-franchouillard. Il pointa son doigt sur Pouzaubange sur Kanterbrais, commune du nord de la Bretagne, qui s'était illustrée en juillet 1998 en supportant une équipe de football sud américainne, tout de jaune vétue, lors d'un match l'opposant à l'équipe de France. "Vers le 12 juillet" se dit machinalement Damien... restait à comprendre comment y aller : Pouzaubange sur Kanterbrais était perdue en pleine campagne, derrière de grandes forêts denses et dangereuses, après des élevages de porcs, des dolmens oubliés, des mines de granit jaune refermées, des communes sans clocher, des maisons sans volets, des gens sans idées. Aucune route n'y menait... en v'là d'une idée ! "Et bien que taille n'y fasse : j'y serai élu maire, j'y construirai une route, j'y élèverai mes troupes, et lancerai ma campagne anti oppression. J'y volerai l'état, j'y construirai un château, j'y inviterai Dan Ar Braz et Mireille Mathieu (NDLA : sa maman écoutait Mireille), et nous combatterons, culs et chemises sur la tête, pour défendre notre culture et nos idées... du moins celles qu'on trouvera !!".  

 

          Et c'est ainsi que par un beau matin, d'une belle journée, d'un mois qui n'existe plus, d'une saison oubliée (un truc comme l'été... inconnue en Bretagne !), Damien, vétu de ses chaussettes vert bouteille, de son imperméable jaune kaki, de son bonnet de marin suisse, de son pantalon pattes de girafe et d'un pull coll moulé (il n'aimait pas les colls roulés... surtout ceux dans la farine), s'en pris le chemin de la commune de Pouzaubange sur Kanterbrais, et marcha jours et nuits jusqu'à trouver son palais.

 

        Arrivé le 1er février 2000, Damien se fit rapidement embaucher comme instituteur. Le dernier en date, Maître Letrou, avait été remercié suite à 30 années de bons et loyaux services, mélés de temps passés dans la cour de récré (4h par jour pour chaque classe), dans la classe en elle même (...), dans la salle de classe aussi, et au troquet du coin de la rue Michaut, tenu par le fils de son grand compère de toujours, Jean Marc Yvrogne : Julien Yvrogne. L'Histoire retiendra d'ailleurs au passage que Jean Marc Yvrogne, après avoir été maire de la commune et président du district (constitué de ladîte commune, et seulement d'elle) suite au départ de l'ancien maire M. Noire, parti avec la caisse et sa secrétaire, laissant femme et enfants, était mort inexpliquablement le 15 janvier 2000, d'un coup de CD-Rom lancé en plein coeur par on ne sait toujours pas qui... sa femme, Bernadette Yvrogne, née Soubirou, seule témoin au moment du drame, n'avait pu fournir d'indications qui auraient pu servir au gendarme du coin, M. Loïc Pierrekirouille. Ce dernier avait donc du conlure à un accident, et il soupçonnait l'ordinateur "Ilestblème" d'avoir voulu éjecter trop vite ledit CD-Rom. Tant de mystère planait toujours...

 

          Afin de remplacer le maire, les habitants de Pouzaubange sur Kanterbrais, au nombre de 363 au dernier rescencement de 1852 (on soupçonnait la population d'avoir baissée d'environ 30%), décidèrent de nommer provisoirement Julien Yvrogne, fils du (très) bien nommé. Et ce jusqu'au élections municipales de l'année suivante, fixées en mai 2001. Là encore, l'Histoire retiendra la ferveur avec laquelle Julien remplit sa tache et son gosier.

 

        De son poste d'instituteur, Damien pouvait surveiller et connaître tout le monde du village. L'école permettait d'accueillir une centaine délèves. Très moderne, en son temps, elle datait de la fin du siècle qui précédait le dernier. Et elle n'accueillait qu'une trentaine d'enfants, entre 3 et 12 ans, tous répartis entre la petite section maternelle, option récréation, et la classe de CE2 (6 élèves, option redoublement). Damien pouvait assurer les cours jusqu'au CM2, mais ensuite, les élèves devaient aller au collège le plus près, situé à 63 km et 211 m. Rares étaient ceux qui y allaient. En général c'étaient des enfants des notables du village, comme Julien qui était rentré à 13 ans en 6ème et avait eu son BEPS à 21 ans. Des brèves de comptoir racontait même que 30 ans auparavant, un jeune de la commune, Pierrick, avait passé son BAC ! Bien sûr il ne l'avait pas eu, mais il était revenu en héros au village qui avait fait la fête durant 3 semaines. 6 semaines après, il était mort écrasé sous le poids d'une vache dont il était tombé amoureux.  

 

 

          Damien avait deux assistantes : Clotilde et Gwénouilla. Clotilde, femme de M. Letrou l'ancien instit, 52 ans, 6 mioches, deux maris, savait être dur avec les enfants : quand c'était non, c'était non ! "Il est interdit de regarder Clotilde et Monsieur l'institeur faire des gouzi-gouza dans le lit des petites sections !" ne cessait elle pas de répéter aux élèves qui, curieux de ce que la nature ne leur a pas encore expliqué, venaient épier leurs ébas du matin (toujours à 10h31, quand les petits commencent la récré et que les grands commencent les maths avec Gwénouilla). Et les enfants avaient intérêt à obéir, sinon M. l'instituteur se levait et allait chercher son martinet. Mais depuis que Damien était là, les enfants n'assistaient plus à de telles scènes. "Dommage, avait dit Suzette 5 ans, peut être que M. le nouveau instituteur il n'a pas de robinet assez grand pour mame Clotilde ?". Mais il n'en était rien : Damien préférait toujours et simplement son hamster et Gwénouilla...

 

        Gwénouilla avait 16 ans, c'était une ancienne élève de l'école, qu'elle avait arrété 2 ans plus tôt, après avoir ratté une fois de plus son année de CE1. Avant, Gwénouilla restait toujours très tard le soir, pour "aider" M. Letrou, pendant que Clothilde rentrait chez elle faire à manger pour ses enfants. "Peut être même que M. l'instituteur il aide Gwénouilla pour sa grave maladie ?" avait sortie un jour la toujours très innocente Suzette, car M. le curé, dont l'église (11 personnes maximale le dimanche, et encore : à celui de Pâques) était juste à coté de l'école, avait dit à la maman de Gwénouilla qu'il faudrait la faire soigner : il faut dire qu'il l'entendait crier (de douleurs ?...) tous les soirs, la classe finie, lorsqu'elle restait avec M. l'instituteur. "De drôles de cris, avait dit M. le curé. Très drôles... ."

 

 

 

 

        Damien modifia sensiblement les habitudes de l'école : d'abord Clothilde était chargée à temps pleins des tous petits. Lui et Gwénouilla, qui restait toujours après la classe, s'occupait des grands. Damien avait hérité dès son arrivé du logement de fonction réservé à l'instituteur : un appartement de 14 m², comprenant 3 pièces. Une cuisine, un salon, et une chambre. Pour les toilettes et la salle de bain, Damien devait utilisé les urinoirs de l'école, rénovés à la libération, en 1947 (il y avait toujours un temps de retard dans ce village). De plus, Damien hébergeait la femme de l'ancien ancien maire M. Noire, et ses 4 enfants de 2 à 6 ans. Elle n'avait pas supporter l'abandon de son mari et ne pouvait plus vivre dans leur grande longère de 180 m², agrandie en 1996 d'une piscine couverte privative et d'un sauna.  

 

          Tous les soirs, après avoir aidé concenscieusement Gwénouilla à tout ranger, Damien se rendait au bar PMU de Julien. Il y retrouvait pour 1h ou 2 tous les grands penseurs de la commune. Sauf M. Le curé, qui faisait cathéchisme tous les soirs à des gamins différents. Damien ne manquait jamais de parler politique, et très vite, lui et Julien devinrent amis. C'est Loïc Pierrekirouille qui leur suggéra l'idée de présenter une liste l'année suivante pour les élections municipales. Au départ, Julien avait pensé laissé son fauteuil à Stéphane Podébol, adversaire malheureux de son père et de M. Noire 5 ans auparavant. Mais celui ci ne plaisait pas à tout le monde : responsable de la boucherie de la place de la Mairie, il voulait dévier la RN12 pour l'amener jusqu'au village. De plus, il voulait que les poubelles soient ramasser le lundi à 16h et non 17h comme avant, et le jeudi au lieu du vendredi. Bien entendu, ces propositions ne faisaient pas l'unanimité. Manquerait plus qu'il décide de goudronner en priorité la route du centre avant la route du sud, pour qu'une grève générale soit décrétrée !

 

        Bien entendu, à l'annonce de cette nouvelle (M. Julien et M. l'instit présentent une liste aux prochaines élections !!), des lettres anonymes et des rumeurs commencèrent à circuler. On dit par exemple que Julien et Damien entretenaient une liaison (une vidéo 8 mm auraient même circuler chez les éleveurs et les cultivateurs de pommes de terre), que M. l'instit obligeait Gwénouilla à faire des choses pas très catholiques ("c'est faux ! s'était écrié Damien, je ne l'ai jamais forcé !"), que le hamster de Damien était un mâle, que Germaine Yvrogne (la femme de Julien) avait plus que son âge officiel, qu'elle portait des Wonderbras, ou encore que Damien et julien rentrait saoûls tous les soirs et qu'on avait retrouvé Gisèle Noire nue dans le lit de M. l'instituteur, qui était, lui, habillé en docteur Ross.  

 

          Mais ses rumeurs disparurent en même temps que Stéphane Podébol, qu'on retrouva mort dans une botte de foin, criblé de trous de balles (le FBI aurait parlé à l'époque de blessures dûs à un AK47, mais les RG avancent encore l'hypothèse d'un 38 mm...), de coups de couteau (33 au total, comme le nombre de lettres accusant Damien et Julien; mais c'est un hasard), et d'un coup final, qui aurait été fatal d'après le FBI, porté à la machette. Le dossier classé sans suite ne dit pas quelle région du corps aurait été touché par la machette.

 

        La suite est facile à connaître et au soir de cette journée, Damien est le maire de Pouzaubange sur Kanterbrais. Et personne n'ose le contredire... Le CFIPK a pris de plus en plus d'importance (un nombre incalculable de membres) et Damien Touchatout evisage de se présenter aux prochines élections présidentielles.       

 

LE CFIPK  
  Le programme des élections municipales  
    Le programme des élections présidentielles de 2002

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